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Vous êtes-vous aussi déjà demandé pourquoi les légumes des voisins sont plus gros et leurs fleurs plus belles que les vôtres? Il est possible que cela vienne de l’engrais qu’ils utilisent. Vous pouvez faire comme eux. Avec un composteur, à partir de déchets du jardin et de la cuisine, vous obtenez une terre compostée riche en nutriments. Nous vous montrons, en six points, à quoi il faut veiller.

Le 17 janvier 2019 | Julie Freudiger


Un jardin a besoin de beaucoup d’amour et d’attention – et de compost. Car la terre compostée, également appelé humus, riche en nutriments, impacte positivement la qualité et la fertilité du sol. En aérant le sol, elle accroît sa capacité à absorber l’eau. Il n’est donc pas étonnant que l’humus soit surnommé «l’or du jardinier». En suivant nos conseils, vous transformerez rapidement vos déchets en une bonne terre compostée.

Conseil n° 1: choix du composteur


Jardinières et jardiniers amateurs ont le choix entre le compostage en tas, à l’air libre, ou un composteur thermique. Pour le compostage en tas, il suffit de construire un cadre en bois (matériel disponible dans toutes les filiales JUMBO) ou un silo de compostage sur mesure. Par contre, les composteurs thermiques existent uniquement dans certaines tailles. Ils ont toutefois pour avantage d’être composés de parois isolantes grâce auxquelles la température intérieure peut monter jusqu’à 70 degrés. Les matières organiques sont ainsi décomposées en un temps record.

Conseil n° 2: les ingrédients d’une terre compostée riche en nutriments


Ce que l’on peut mettre dans le compost:

  • des déchets du jardin, comme du feuillage, du bois mort, de l’écorce, de la paille, du gazon coupé, des végétaux fanés, du terreau pour fleurs déjà utilisé
  • des déchets de cuisine, comme des restes de fruits ou de légumes, des coquilles d’œuf, du marc de café, des sachets de thé, des agrumes non traités


Ce que l’on ne doit pas mettre dans le compost:

  • les restes de nourriture (sauf la salade et les légumes), des aliments cuits, des os
  • les grosses branches et les rameaux de cyprès
  • les plantes malades ou leurs déchets

Conseil n° 3: comment faire son compost


Le principe de base à adopter pour un compostage en tas à l’air libre est: faire des couches et retourner le compost. Les différents composants sont étalés en couches superposées, la première couche devant être faite de matières grossières, telles que des petits morceaux de branchages. Pour la deuxième couche, on utilise du gazon coupé ainsi que des déchets provenant du jardin et de la cuisine. Quant à la troisième, elle est constituée de compost arrivé à maturation ou de terreau horticole frais. Le compost contient ainsi les micro-organismes nécessaires. Après quelques mois, le compost doit être retourné avec une bêche.


Avec un composteur thermique, le principe est similaire. L’important est de réduire en petits morceaux les déchets du jardin et d’éviter que le contenu du bac à compost ne soit trop humide. Pour le brassage, l’idéal est de vider complètement le bac après trois à quatre semaines et de le remplir à nouveau. Les composteurs thermiques peuvent en outre être équipés d’un dispositif de protection contre les souris et autres rongeurs.

Compost: comment l’utiliser


La terre compostée est un engrais naturel qui peut être utilisé à des fins diverses. Un mélange d’humus et de terreau horticole fournit des nutriments aux fleurs et aux légumes. En hiver, elle est utilisée comme paillage pour les végétaux cultivés et les plantes ornementales. Employée pour nourrir des plantes en jardinière ou en pot, sur un balcon par exemple, la terre compostée doit être mélangée, jusqu’au moins à moitié, avec du terreau pour fleurs.


Conseil n° 4: l’emplacement idéal


Poser le composteur directement sur le sol afin que les espèces utiles, telles que les vers, puissent accéder à l’intérieur. Et pour que la décomposition s’effectue de manière optimale, il faut de la chaleur. Un emplacement semi-ombragé est idéal. Il convient également de tenir compte des voisins dans le choix de l’emplacement. L’installer à proximité de l’endroit où ils ont l’habitude de s’asseoir, c’est aller au-devant de conflits.

Conseil n° 5: les vers et autres aides utiles


Le verre de terre, ou lombric, est l’auxiliaire le plus utile. Il ameublit le sol et accélère ainsi la transformation du compost. Vous pouvez attendre que des vers trouvent d’eux-mêmes le chemin ou en mettre vous-même dans le compost. On peut également ajouter un activateur de compostage, du compost tout prêt ou du terreau horticole.

Conseil n° 6: attendre


En cas de compostage en tas à l’air libre, il faut attendre un à deux ans avant que la terre compostée soit utilisable. Avec un composteur thermique, le processus est accéléré, car la température est plus élevée. Six à huit semaines suffisent pour obtenir de l’humus. La terre compostée arrivée à maturation est grumeleuse et sent la forêt.

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